Découvrez le témoignage de Paul ROUX, membre d’APIA AUVERGNE.
Dans un monde secoué par les conflits, la volatilité géopolitique, la pression réglementaire et l’exigence du « résultat » les entreprises ont rarement été aussi « malmenées » et l’urgence climatique passe parfois en seconde priorité. Face à ces bouleversements, les Conseils d’Administration et membres doivent, plus que jamais, conjuguer performance immédiate, responsabilité sociétale et respect de l’environnement pour préparer l’avenir.
Dans ce contexte, la réussite ne peut plus se mesurer exclusivement à l’aune des résultats (par essence court terme), mais à la capacité d’anticiper les crises, gérer les aléas, intégrer les enjeux technologiques tout en tenant compte les enjeux planétaires, humains et normatifs, afin de guider l’entreprises sur le chemin de la pérennité.
C’est dans ce contexte que les Conseils d’Administration devraient se préoccuper davantage de leur chaîne d’approvisionnement ou « Supply Chain ». Pourquoi est-ce un sujet pour les administrateurs ? Trois raisons principales :
L’exemple de Porsche, contraint en 2024 de baisser sa production à cause d’une pénurie d’aluminium (générée par des intempéries avec sinistre, d’une de ses fournisseurs Suisse…), a montré combien la solidité des chaînes d’approvisionnement influence la performance économique, avec une chute de près de 24 % de son résultat.
Cette tension entre le court et le long terme génère une intégration difficile de la RSE, longtemps perçue comme sujet d’expert, hors du cœur stratégique de l’entreprise. Un constat partagé par de nombreux conseils d’administration, où la diversité des attentes (dirigeants, banquiers, parties prenantes) complexifie la gouvernance des indicateurs extra-financiers.
De fait le débat se poursuit souvent sur l’intérêt de créer un comité ad-hoc ou de concentrer le sujet sur un membre du conseil qualifié d’expert. Si le dernier baromètre IFA-EThic&Boards de la gouvernance responsable de septembre 2025 mentionne que 88% des société du SBF120 ont un comité RSE (40% un comité dédié et 48 un comité combiné), nous savons qu’il n’en sera pas de même dans les ETI/PME, il reste que le sujet doit être pris en main par le conseil.
Comment faire ? Tout d’abord s’intéresser à la chaîne de valeur, en prenant comme premier axe la décarbonation à la source : questionner, challenger la Direction pour produire et transporter au plus juste, limiter les flux inutiles, sélectionner, accompagner et collaborer avec les fournisseurs / partenaires. C’est du reste ainsi que l’on peut réaliser des gains rapides, grâce à une démarche RSE « pragmatique » et opérationnelle.
Ensuite, « Ce qui se mesure est managé » disait Peter Drucker. Les acteurs s’accordent pour dire que les indicateurs sont utiles… Leur normalisation l’est aussi, ne serait-ce que pour éviter le « greenwashing » et pouvoir se comparer.
La CSRD, pivot européen, devait entraîner les grandes entreprises et progressivement leur écosystème PME et ETI… Nous verrons ce qu’il en restera. Une chose est certaine, la majorité des acteurs qui ont produit leur premier rapport de Durabilité ne souhaite pas revenir en arrière.
Mais « l’échec de la CSRD » à aligner des besoins multiples et à apporter des indicateurs pertinents pour tous doit nous conduire vers une « normalisation intelligente » : simplifier l’accès aux données sans sacrifier l’ambition, pour embarquer PME, ETI et même les acteurs non européens.
Les exigences de preuve sur le scope 3, la mesure de l’impact réel (et non seulement des intentions) ou les trajectoires validées nourrissent un dialogue nouveau avec l’ensemble des parties prenantes.
En effet, la lutte contre le greenwashing constitue aussi un enjeu central. Les outils d’évaluation (plateformes d’exposition au risque climatique, standards ADEME, Carbon Disclosure Project ou SBTi) doivent intégrer les doubles dimensions de la décarbonation et de la stratégie d’adaptation, tout en restant transparents et communicables. Les nouveaux modèles d’indicateurs doivent être conçus pour éviter la simple conformité de façade, et nourrir un pilotage stratégique authentique de la transition. Car ce côté opérationnel est ce dont nous avons besoin, en particulier dans les petites et moyennes structures.
Le rapport quinquennal de L’Agence Européenne de l’Environnement (AEE) publié début octobre 2025 montre une dégradation préoccupante de l’environnement. Toutes les régions sont touchées, ainsi le stress hydrique n’est-il plus le sujet de l’Europe du Sud, la Belgique, les Pays-Bas ou le Danemark sont, eux aussi concernés. Les conséquences économiques se font sentir dans l’agro-alimentaire (récolte et cours des matières) mais aussi en termes de destruction d’actifs par des évènements climatiques plus sévères et plus fréquents.
« Un monde à +4 degrés ne serait plus assurable » affirmait en 2015 Henri de Castries alors président d’Axa. Or, avec une trajectoire de hausse des températures entre +2 et +3°, l’Europe et singulièrement la France serait dans les +4°.
C’est pourquoi les Administrateurs sont fondés d’interroger le management sur sa stratégie de décarbonation mais aussi sur sa stratégie d’adaptation au changement climatique, il en va de la protection des actifs et de la pérennité moyen terme de l’Entreprise. Chemin faisant cela ouvre, aussi, des opportunités à développer
L’enjeu de beaucoup d’ETI / PME c’est la transmission aux générations suivantes, et donc l’héritage.
Dans tout héritage il faut commencer par recevoir, car on ne peut pas changer l’héritage, et dans notre cas nous héritons d’un monde très « gourmand » qui ne reconnaît pas de limite à son développement.
Il faut parfois trier, car il y a des choses dont on ne veut pas, ou dont on ne veut plus… Autant on peut assumer certaines choses du passé autant on n’est pas obligé de cautionner… Malgré les coups de mentons outre-Atlantique, beaucoup d’initiatives sont déjà en cours et apportent des résultats tangibles économiquement, la sobriété paye toujours. Comme aimait le répéter Geoffroy Roux de Bézieux « les loups sont toujours maigres »
L’enjeux est d’emmener à leur suite tous les acteurs y compris les plus petites entreprises, c’est ici que le concept de Supply Chain prend tout son sens : tous les maillons doivent être au diapason. Nous pourrons ainsi transmettre des modèles économiques plus vertueux aux générations futures.
En tant qu’Administrateur, l’un de nos rôles les plus importants est de créer de l’espoir et de partager votre vision du futur
Yann de Feraudy,
Membre APIA, Président de France Supply chain et administrateur indépendant
L’Apm et APIA annoncent aujourd’hui la signature d’une convention de partenariat stratégique.
Objectif : conjuguer leurs expertises pour accompagner les dirigeants et renforcer la performance de leurs entreprises.
Signée par Erwan Rouxel, président de l’Apm, et Olivier Diehl, président d’APIA, cette convention marque une étape importante dans le rapprochement de deux associations qui partagent un même cap : améliorer la gouvernance et promouvoir des valeurs managériales fortes au sein des directions.
« Ce nouveau partenariat avec APIA est parfaitement aligné avec l’objectif de donner à nos adhérents les moyens de faire progresser leur entreprise. Nous allons faire vivre des initiatives concrètes en ce sens » — Erwan Rouxel
Nous sommes fiers d’annoncer la signature d’un partenariat de parrainage et de coopération étendu entre In Extenso, leader indépendant de l’expertise comptable et du conseil, et APIA, une association crée il y a 20 ans et composée exclusivement de dirigeants d’entreprises bénévoles.
Une ambition commune : accompagner les dirigeants dans la structuration de leur gouvernance.
Nous partageons la conviction que le bon équilibre des rôles et pouvoirs entre équipes opérationnelles, actionnaires – associés, et membres du Conseil ou du Comité Stratégique est un levier essentiel de performance, de développement sain et de pérennité pour les entreprises. C’est pourquoi nous nous associons à APIA, qui œuvre depuis plus de 20 ans à professionnaliser la gouvernance des PME, ETI et start-up en leur proposant des administrateurs indépendants expérimentés et formés.
Ce partenariat vise à :
• Sensibiliser les dirigeants aux enjeux d’une gouvernance structurée et ouverte
• Faciliter l’accès à des administrateurs indépendants qualifiés
• Offrir un accompagnement sur mesure aux entreprises en développement
Ensemble, nous souhaitons contribuer à un écosystème entrepreneurial plus solide, plus durable et plus innovant, en accompagnant les dirigeants dans toutes les étapes de la vie de leur entreprise.
Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique de croissance ambitieuse portée par APIA, qui vise à s’implanter dans les 20 plus grandes villes françaises d’ici 2028.
Une nouvelle étape pour faire de la gouvernance un véritable moteur de création de valeur pour les PME et ETI françaises.
Ce partenariat inclut un travail en commun avec la participation d’In Extenso au Rendez-Vous APIA le 27 novembre 2025 à Paris et l’organisation de manifestions communes dans différentes régions de France et en Suisse.
Le Medef Haute-Garonne et l’Apia Occitanie (administrateurs professionnels indépendants associés), association dédiée à la promotion de la bonne gouvernance des PME et à la professionnalisation du rôle d’administrateur indépendant, signent un partenariat stratégique de trois ans, renouvelable. Cet accord vise à accompagner les PME et ETI du territoire dans la structuration de leur gouvernance.
Début juin, le Medef Haute-Garonne, syndicat d’employeurs, et l’APIA Occitanie, association dédiée à la promotion de la gouvernance des PME, ont annoncé la signature d’un partenariat renouvelable…
Le Medef de Haute-Garonne et l’APIA Occitanie (Administrateurs professionnels indépendants associés) ont annoncé, le 5 juin, la signature d’un partenariat stratégique visant à accompagner les PME et ETI du territoire dans la structuration de leur gouvernance. Cet accord de trois ans, renouvelable, doit notamment permettre aux entreprises de « renforcer leur solidité, leur croissance et leur attractivité ».